EUTHANASIE, ABANDON =
A QUI LA FAUTE ?
Aux PARTICULIERS qui font reproduire leurs chiens dans le seul but de vendre les petits.
Aux JOURNAUX de petites annonces qui facilitent ce commerce, pourtant frauduleux au regard de la loi.
A certains ÉLEVEURS qui n'hésitent pas à pratiquer la reproduction en chaîne et même en batterie ! A tous les CLANDESTINS qui font “du chien” ou “du chat” à moindre frais.
Aux MARCHANDS qui vendent des vies à crédit !
A tous les ESCLAVAGISTES de notre sinistre époque !
Et aussi aux CONSOMMATEURS qui favorisent de tels commerces.
Définition :
D'abord, il y a ce mot “euthanasie” qui sent l'entourloupe. L'utilise-t-on par ignorance ou pour conforter d'étranges pudeurs ? Dans le Larousse, il est indiqué : “mort douce et sans souffrance afin d'abréger les tourments de l'agonie et les tortures d'une maladie très douloureuse à l'issue fatale”. L'euthanasie est condamnée par nos tribunaux ! Cela concerne les humains bien entendu. Des milliers d'animaux innocents sont assassinés chaque année dans les refuges et fourrières de France, leurs amis se divisent et le malaise s'intensifie. L'euthanasie est l'épine profondément plantée dans le c½ur de la protection animale.
UNE SURPOPULATION ANIMALE IMPORTANTE
Nous sommes arrivés à un point culminant de surpopulation canine et féline parce que, pour beaucoup, l'animal est un gadget et une source de profit. Continuer, en toute connaissance de cause, à faire reproduire les chiens et les chats, ou à en acheter alors que les refuges débordent d'animaux adoptables, devient alors un acte délibéré contre ceux qu'on appelle volontiers “les meilleurs amis de l'homme”. Eux, certes, le sont. Quant aux autres... Ils en reste toutefois pour les sauver, les protéger et les aimer vraiment. Mais tous ces hommes et ces femmes, qui sont leurs protecteurs, sont exposés à de très dures épreuves.
L'ANGOISSE DES PROTECTEURS
En effet, il faut être particulièrement solide pour ne pas devenir acariâtre ou misanthrope quand vous êtes confrontés à deux univers, celui de la détresse des animaux -les refuges ressemblent trop souvent à des lieux carcéraux- et celui de l'égoïsme humain et de sa bêtise, quand un visiteur vous demande d'un air supérieur, si vous avez tel chien de race, ou un chat roux sans aucun poil blanc, surtout ! ou encore un chiot, pour l'élever à son idée ! Il en faut de l'amour pour supporter tout cela. On comprend pourquoi beaucoup craquent quant se présente à eux le problème de l'euthanasie.
ALORS, QUE FAIRE ?
ACCEPTER de pratiquer l'euthanasie, AUJOURD'HUI, c'est accepter de gérer l'échec d'une société. Sacrifier les “abandonnés”, c'est permettre à tous ceux qui font de l'argent sur le dos des animaux d'écouler leurs “stocks”. Il faut être conscient, nous n'arrêterons pas facilement la surpopulation animale. Mais que faire des animaux en surplus ? Où les mettre quand TOUS les refuges de notre pays affichent complets ?
Particuliers, laisser proliférer votre chienne ou votre chatte est un acte CRIMINEL !
C'est VOUS qui condamnez les refuges au naufrage.
Chez nous, au REFUGE DE BEAUREGARD, l'euthanasie est plus que rarissime, seulement motivée par une maladie incurable. Notre autorisation préfectorale est de 49 chiens maximum. Nous devons par conséquent refuser chaque jour, faute de place, de nombreux chiens abandonnés. On nous accuse de fermer la porte aux animaux en danger, d'être comme Ponce Pilate : nous laver les mains en laissant aux autres le soin de faire le “sale boulot”. On nous accuse, de refuser l'euthanasie pour gagner la sympathie du public qui ne cherche pas à comprendre, ne veut surtout rien savoir pour surtout ne pas souffrir ! Ne pas avoir de mort sur la conscience ! C'est laisser les municipalités s'occuper des fourrières, confiées alors à des employés qui ne sont pas forcément sensibles au monde animal et qui appliqueront la loi sans état d'âme. Mais quel sera alors le destin de ces animaux que nous sommes contraints de refuser, ne finiront ils pas dans un laboratoire d'expérimentation ? En bref, faut-il accepter tous les animaux abandonnés et les euthanasier illico pour éviter d'autres souffrances ? Ne serait-ce pas encourager les producteurs à vendre encore plus de chiens ? Pourquoi faudrait-il que ce soit à nous, défenseurs des animaux d'avoir à faire cela ? Nous ne nous voyons pas choisir la victime et devenir, par ce geste même, complice du bourreau ! Comment envoyer à la mort le chien ou le chat si doux, que l'on caressait la veille, et auquel on avait donné un nom. Nous savons que celui que nous avons refusé d'accueillir, faute de place, est laissé à un destin incertain. Nous discutons alors avec “l'abandonneur”, essayant de le faire patienter en lui promettant de l'appeler dès qu'une place se libérera. Il faut tout de même savoir, quand cas de danger pour l'animal, nous envoyons au diable la loi et ses “49 chiens maximum” et que nous trouvons une petite place pour le sauver. Il nous est même arrivé de confier des chiens à des pensions canines le temps d'avoir une place libérée. Nous ne faisons pas office de fourrière, et n'avons par conséquent, pas l'autorisation d'accueillir les animaux trouvés sur la voie publique. Les animaux trouvés sont dirigés sur la fourrière départementale. Après 8 jours, ils sont soit mis à l'adoption (si la place le permet) soit euthanasiés.
Aidés par nos 1 830 adhérents, 30 millions d'amis et notre vétérinaire, nous préférons combattre en stérilisant et stérilisant encore. Pour nous, C'EST LA SOLUTION. Éviter les naissances pour éviter les malheureux. Notre rêve : ouvrir un dispensaire, où les chiens et les chats pourraient y être stérilisés et tatoués gratuitement pour que ne se pose plus, qu'exceptionnellement le douloureux problème de l'euthanasie. Nous qui nous penchons sur la misère animale, vidons un océan de misère avec une petite cuillère. D'autres sont déjà passés devant nous et repasseront derrière, l'ont empli et le rempliront. Avec une louche !